Jérôme Garcin

  • Bartabas, roman

    Jérôme Garcin

    • Folio
    • 28 Avril 2006

    « Bartabas a inventé ce qui n'existait pas. Il façonne avec ses mains fortes et graciles de la splendeur éphémère. Ce rebelle que le chamanisme a pacifié, ce nomade que l'équitation a conduit à l'extase, cet ambitieux dont la patience a été l'arme secrète, ne ressemble à personne, sauf à lui-même, qui reste une énigme.
    J'ai voulu exprimer ici la chance que nous avons d'être ses contemporains. Je sais trop qu'il ne restera presque rien, lorsqu'il aura disparu, de ce qu'il a créé sous des chapiteaux de bois et de toile. Je sais aussi que les films de ses spectacles sont impuissants à restituer la magie du vivant, les parfums et les couleurs du cérémonial nocturne dont il est le spectral officiant. Déjà Zingaro, le frison que l'on croyait invincible, l'éternité en muscles noirs, est mort. Et puis je me méfie de Bartabas. Je le sais capable de s'éclipser aussi vite qu'il est apparu. Il ne s'installera pas, si s'installer, c'est abdiquer. »

    Portrait d'un artiste universel qui a réinventé le spectacle équestre et roman d'un homme qui a construit, sous une identité fictive, un monde imaginaire, Bartabas, roman est aussi le récit d'une amitié fraternelle, botte botte sur les chemins de traverse.

  • La chute de cheval

    Jérôme Garcin

    • Folio
    • 3 Mars 2000

    « Mon père est mort d'une chute de cheval le samedi 21 avril 1973, veille de Pâques, dans l'insoucieuse et très civilisée forêt de Rambouillet. Il avait quarante-cinq ans, j'allais en avoir dix-sept. Nous ne vieillirons pas ensemble. » Longtemps après l'accident, Jérôme Garcin sacrifie lui aussi à cette passion pour le cheval qui coûta la vie à son père, éditeur et critique. Dans un récit où il place l'art équestre à la hauteur d'un exercice de style et établit de nombreuses correspondances entre la Haute École et la littérature, il décrit ses bonheurs de cavalier buissonnier au coeur du pays d'Auge, ressuscite la figure hugolienne de François Baucher, portraiture son ami Bartabas, visite le légendaire Cadre noir de Saumur, relit avec la même émotion les traités d'écuyers et Milady, de Paul Morand, trouve dans l'oeuvre de Géricault - mort à trente-trois ans après une chute de cheval - l'écho de ses propres emballements, et fait un persistant éloge de la fuite. Au galop.

  • L'écuyer mirobolant

    Jérôme Garcin

    • Folio
    • 4 Novembre 2011

    "En équitation comme dans l'armée, Etienne savait combien c'eût été vain de vouloir casser les rebelles, soumettre les acariâtres, et qu'il était impossible d'atteindre la légèreté par la force, le brillant par la colère.
    Même les étalons les plus impérieux, il ne les avait pas combattus. Au contraire, il n'avait eu de cesse de vouloir les comprendre pour mieux s'en faire des alliés. Quel que fût le cheval, il n'aspirait qu'à se passer des aides. Il rêvait en effet de régner sans poids ni appuis, par le seul souffle de la botte, la caresse du cuir et la profondeur de l'assiette. Monter n'était plus alors une activité physique, c'était une pensée pure, un acte de foi."

  • Cavalier seul ; journal équestre

    Jérôme Garcin

    • Folio
    • 1 Février 2007

    " 27 août 2005. Dernier galop dans la plaine arasée de l'été déjà finissant. Dernière cueillette de mûres, et l'Eaubac gourmand qui s'arrête le long des haies épineuses et incline sa tête curieuse vers ma main gorgée de juteuses douceurs. Dernière plongée dans les sous-bois où je serre si fort et embrasse son encolure de velours pour éviter les branches basses et le laisser m'emmener, comme un fils donne la main à son père. Dernier trotting sur les petites routes, et je ferme les yeux, et je ne vois qu'avec mon corps en lévitation, et j'oublie tout, bercé par le rythme cadencé des fers sur le macadam tiède. Derniers frissons. Dernière promenade amoureuse, animale, végétale, sous un ciel d'accompagnement, dans une lumière d'autrefois qui lentement décline. "

  • Perspectives cavalières t.2 ; galops

    Jérôme Garcin

    • Folio
    • 5 Septembre 2013

    Où il est question de lever l'hippothèque et de manège intime, où l'on admire les équidés seigneuriaux de Géricault et les percherons de Rosa Bonheur, où l'on monte les cinq mille dadas de Flaubert et l'on philosophe avec Bartabas, où l'on réfléchit à la relation qui unit l'homme au cheval et l'on éperonne les arts au passage. Tel est Galops, exercice de voltige littéraire avec chevaux.

  • Perspectives cavalières

    Jérôme Garcin

    • Folio
    • 30 Janvier 2003

    Où l'on rencontre un vieil organiste, deux grands comédiens, un cul-de-jatte, des hommes en noir et des enfants ; où l'on pénètre dans des forêts, les haras, les box et sur la plage à marée basse ; où l'on découvre en plongée une certaine Angleterre, une lointaine Bretagne et un secret pays d'Auge ; où il est question de désir, de plaisir, de sacerdoce, de rupture et de sixième sens ; où l'on regrette souvent, avec Spinoza, que «l'homme n'ait pas la perfection du cheval».

  • Annuel du saut d'obstacles

    ,

    • Actes sud
    • 1 Février 2017

    Cette saison a été riche en moments forts pour le saut d'obstacles. Jeux olympiques, circuit Coupe du monde, finales mondiales...

    C'est un véritable feuilleton qui permet de prendre conscience de tous les enjeux de ce sport, le seul sport mixte où hommes et femmes évoluent à égalité de chances, le seul qui se pratique à deux, avec toute la difficulté de composer avec un animal, le cheval?; dénicher la monture capable de répondre aux exigences du plus haut niveau, puis être confronté à la nécessité de former un couple et trouver le temps qu'il faut pour parvenir au plus haut degré de complicité avec le risque fatal d'une blessure du cheval à quelques semaines d'une échéance olympique ou mondiale. Seule une publication annuelle peut rendre la mesure de tous ces aléas, en suivant au plus près les compétitions aux quatre coins du monde. Ce regard sur l'année ne serait pas complet sans un retour sur les jeunes espoirs de demain. Les enfants à poneys, mais aussi les juniors et les jeunes cavaliers, tous auront rendez-vous cet été avec leur propre championnat d'Europe.
    Sabrine Delaveau partage ici les coulisses des plus grands circuits mondiaux, avec une place particulière pour les chevaux et les cavaliers, héros de cette saison de compétition. Jérôme Garcin, grand passionné d'équitation, offre également son point de vue décalé et littéraire. Cette rétrospective est illustrée par une sélection des images les plus marquantes de l'année.
    Une année de jumping est une formidable épopée, un magnifique témoignage, plein d'images et d'émotions à savourer, à conserver, pour le plus grand plaisir des amateurs de sport équestre, afin de revivre à tout moment les instants les plus forts de la saison, en attendant l'édition 2016-2017.

empty