• Un centaure au crépuscule ; Alexis L'Hotte (1825-1904)

    Nicolas Chaudun

    • Actes sud
    • 25 Mai 2016

    Le général Alexis L'Hotte passe pour le plus orthodoxe promoteur de l'équitation classique française, aujourd'hui inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité. Elève chéri de deux fameux écuyers antagonistes, François Baucher, « l'artiste sublime », et le comte d'Aure, « le plus parfait centaure », L'Hotte se voit crédité d'une synthèse illusoire de l'enseignement des deux maîtres.
    En vérité, il a pioché chez l'un et chez l'autre au gré des situations sans pour autant échafauder une véritable doctrine. Son « Calme, en avant, droit » peut orienter une quête ; il ne fonde pas une méthode.
    Beau, élégant jusqu'à la coquetterie, sobre et précis, L'Hotte subjugua tous les cavaliers qu'il eut à former, à Saint-Cyr comme à Saumur. Il fascina la cour impériale, se fit encore du tout jeune Lyautey un admirateur indéfectible. Il demeura néanmoins un maître avare de conseils. Quant il mettait pied à terre, c'était aussitôt pour prendre des notes, debout à son plan de travail, solitaire et silencieux. Et, paradoxalement, cette distance accrut son prestige. Pour le reste, le général ne combattit jamais, ce qui le distingue notoirement de tous ses frères d'armes. Il n'en fut pas moins autorisé à prononcer des avis définitifs - et parfaitement rétrogrades - sur les nécessaires mutations de la cavalerie militaire ; légitimiste notoire, il n'en fut pas moins le « fusible » de ministres républicains. Jamais, enfin, il ne pressentit le naufrage de la civilisation équestre.
    Un pédagogue taciturne, un soldat sans guerre, un politique fourvoyé, ce pourrait être un peu court. Cependant l'impeccable parcours de l'écuyer se confond avec l'histoire de la question équestre au XIXe siècle. Or jamais jusqu'alors la question n'avait à ce point obnubilé les esprits. En effet, le paradoxe mérite d'être relevé, le « siècle de l'industrie » fut aussi, et d'abord, presque, celui du cheval.

  • LES GRANDS MAITRES EXPLIQUES ; Caprili et Danloux

    Marion Scali

    • Belin equitation
    • 7 Janvier 2004

    Chaque cavalier qui saute la moindre barre sait-il ce qu'il doit à Frederigo Caprili, l'Italien, et à Pierre Danloux, le Français ? Au début du XXe siècle, les deux écuyers mettent au point une méthode et un style qui modifient radicalement la monte en extérieur, alors que naît le concours hippique.
    Sans eux, le saut d'obstacle tel qu'il est pratiqué aujourd'hui n'existerait pas. A 20 ans d'intervalle, de chaque côté des Alpes, ils partagèrent une curiosité, un sens de l'observation - et une ténacité- extrêmes. A force d'études sur la locomotion du cheval, ils luttèrent contre la position dite classique : épaules en arrière, jambes en avant et rênes tendues. Caprilli et Danloux voulaient que le cheval garde la liberté de son encolure et que la cavalier, en adoptant une position en équilibre, ménage la bouche et le dos de sa monture.
    Si les chevaux avaient une mémoire collective, nul doute qu'ils voueraient une reconnaissance intense à Frederigo Caprillio et à Pierre Danloux.

  • LES GRANDS MAITRES EXPLIQUES ; Jean d'Orgeix ; la fureur sacrée

    Marion Scali

    • Belin equitation
    • 18 Mars 2014

    Il fut et est sans doute encore le plus célèbre des cavaliers français, avec son complice de toute une vie, Pierre Jonquères d'Oriola.
    En seulement sept années de compétition, entre 1946 et 1953, il remporta la médaille de bronze en individuel aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 et une centaine de victoires internationales, avec plus de 50 chevaux différents.
    Mais on ne peut pas réduire le Chevalier à un itinéraire équestre, même si les chevaux furent la grande affaire de sa vie. Il mit sa passion, sa détermination et son intelligence au service d'autres disciplines : le stock-car, l'aviation, la navigation. Il fut aussi chasseur de grands fauves en Afrique et ne revint en France que pour prendre le poste d'entraîneur national. Il amena l'équipe de France de sauts d'obstacle à la première place des JO de Montréal en 1976.
    Comment le qualifier ? Aventurier. Imperméable à l'ennui, toujours prêt à partir, au bout de la rue ou du monde pour mener à bien son projet, aussi délirant soit-il, comme former des cavaliers en un mois, ou partir pour l'Inde en canot pneumatique.
    Jean d'Orgeix (1921-2006) a commencé sa vie en tant qu'acteur et, malgré son titre de vieille noblesse, fut un enfant de la balle. Il assure avoir tout appris non d'un écuyer mais d'un comédien. Louis Jouvet.
    Chercheur passionné, il a transmis son savoir dans une dizaine de livres, autant de DVD et des centaines de stages. Tous les cavaliers de CSO ont en eux quelque chose de Jean d'Orgeix !

  • L'amour des chevaux

    Bosty

    • Lavauzelle
    • 26 Novembre 2014
  • The winner of oz

    Alexandre

    • Lavauzelle
    • 7 Janvier 2013
  • Kevin Staut

    ,

    • Actes sud
    • 28 Septembre 2012

    Kevin Staut est le meilleur cavalier de saut d'obstacles français. Si, au début du livre, il est champion d'Europe, numéro un mondial et vice-champion du monde par équipe à trente ans, à la dernière page, il a perdu son titre individuel, mais ravi pour son équipe la médaille d'argent au championnat d'Europe. Il a souffert, également, de même qu'il a vécu des désillusions et des remises en question. Il s'est battu et a changé.
    Kevin Staut constitue un modèle pour un grand nombre de cavaliers, professionnels ou amateurs : sa rigueur et sa force de travail incomparables l'ont rapidement propulsé au sommet des podiums, lui qui n'est pourtant pas issu d'une famille de cavaliers. Par ailleurs, le jeune homme est porteur de valeurs : son respect des chevaux et du travail d'autrui, son éthique, son humour, son charisme, son étonnante personnalité en font un personnage fascinant et drôle. «Je voudrais que l'on comprenne que l'équitation est un sport d'équipe», explique-t-il. Cet ouvrage nous convie à un road movie dans le sillage du cavalier, sur les terrains de concours et dans les écuries, auprès de ses compagnons d'aventure, humains ou équins. On y découvre aussi les coulisses de la compétition : les gens que l'on ne voit pas, les émotions que l'on se cache, les peurs que l'on combat. On y caresse, des mains et du regard, Kraque Boom et Silvana, les deux chevaux fétiches de Kevin Staut, aussi différents dans leur caractère que fascinants dans leur talent. On y explore, en mots et en images, l'univers d'un champion.
    Dans cette narration, texte et images se mêlent et se répondent, nous emportant sur les lieux du drame et nous faisant vivre l'action, ressentir les émotions, des coulisses à la scène. Pour l'auteur, cette démarche est l'aboutissement de vingt ans de travail où elle a oeuvré comme journaliste, réalisatrice de documentaires et scénariste de docu-fiction, auteur. et d'une vie d'amour pour les chevaux.

  • Une vie à cheval

    Pierre Durand

    • Actes sud
    • 14 Octobre 2015

    Après avoir publié un ouvrage marquant sur les grands principes classiques de l'équitation, le général Pierre Durand se livre aujourd'hui de façon plus intime en nous racontant quels furent les chemins, les jalons et les rencontres de son impressionnante carrière.

  • Kevin staut - le cavalier d'acier

    Kevin Staut

    • Lavauzelle
    • 17 Novembre 2011

    Son aventure, il nous la raconte dans ce livre. De sa petite enfance jusqu'à la consécration de n° 1 mondial, il nous replonge dans ses souvenirs, ses premiers pas à cheval, ses doutes, ses combats, et enfin ses victoires. Il nous parle de ses chevaux, de la tendresse de son poney ou de la paresse de son étalon Kaque Boom, et de cette quête perpétuelle dans les relations qui unissent l'homme au cheval. Kévin Staut nous dévoile ici la philisophie de son équitation... un enseignement précieux destiné aux passionnés de chevaux et à tous les amoureux de la nature. Les dessins malicieux de Jul qui illustrent cet ouvrage donnent la parole à ces chevaux mythiques, véritable moitié de notre cavalier d'acier. Préface de Jean Rochefort.

  • Confessions cavalières

    Sabrine Delaveau

    • Rocher
    • 14 Avril 2011

    De Kevin Staut à Michel Robert, d'Alexandra Ledermann à Pierre Durand, les plus grands champions du saut d'obstacles d'hier et d'aujourd'hui se mettent pour la première fois à nu et livrent, avec une sensibilité qu'on ne savait pas, leur histoire singulière.

  • Jappeloup

    Pierre Durand

    • Michel lafon
    • 22 Novembre 2012

    « Enfant déjà, je rêvais de devenir champion olympique. Mon rêve s'est réalisé grâce à un cheval sorti de nulle part. Il s'appelait Jappeloup. » En 1988, aux jeux Olympiques de Séoul, les spectateurs retiennent leur souffle. Quatre ans plus tôt, Jappeloup, le célèbre et atypique petit cheval noir, avait mis à terre son cavalier, Pierre Durand, avant de s'enfuir vers les écuries. Mais cette fois, Jappeloup franchit tous les obstacles avec une générosité extraordinaire : la médaille d'or est pour lui... Vraiment pour lui, puisque, au pied du podium, Pierre Durand la lui passe autour de l'encolure.

    Cette consécration, le cavalier en rêve depuis qu'il a suivi à la télévision le spectacle grandiose des JO de Mexico, en 1968. Cavalier passionné, talentueux et déterminé, le jeune Pierre se spécialise très tôt en saut d'obstacles. Avec Velleda, Laudanum, Narcotique et bien d'autres, il connaît des moments de joie incomparables en équipe de France junior, puis senior. Mais sa rencontre avec Jappeloup marque un tournant et le commencement d'une relation fusionnelle entre deux forts caractères. Dérouté par ce cheval rebelle bien que prometteur, Pierre doit non seulement réussir à se faire adopter par lui, mais également faire face aux jalousies qu'il suscite au sein même de l'équipe de France et de son encadrement. Finalement, l'alchimie incroyable entre le cavalier et son cheval les emporte vers un succès aussi improbable que mérité.

    En revenant sur son itinéraire original, les moments forts de sa carrière sportive époustouflante, mais aussi les coups bas et les déceptions, Pierre Durand nous entraîne dans les coulisses de la discipline la plus populaire des sports équestres. Il raconte avec passion et franchise comment, grâce à un cheval qui lui était sans doute prédestiné, son rêve d'enfant est devenu réalité.

    Une épopée sportive, une incroyable histoire entre un homme et son cheval.

  • THE RIDER OF STEEL

    STAUT KEVIN

    • Lavauzelle
    • 29 Novembre 2013
  • Mes victoires, ma défaite

    Jean d' Orgeix

    • Rocher
    • 17 Juin 2004

    Le chevalier d'Orgeix fait preuve, à 80 comme à 20 ans, d'une énergie souveraine et d'une capacité de réflexion incessante. Et le texte de ce livre en est comme magnifié. Il fut acteur de théâtre, cavalier olympique, explorateur fou d'Afrique, champion de voltige aérienne, auteur, à 70 ans, d'un raid en bateau pneumatique qui le conduisit de Marseille à Calcutta... Jean d'Orgeix est aussi écrivain. Une quinzaine de livres relatent ses aventures. Cette fois, il revient sur deux périodes mal connues de sa vie équestre : l'ère de ses victoires, dans les années cinquante, et celle de son mandat d'entraîneur de l'équipe de France de saut d'obstacle, vingt ans plus tard. Pour nous, il se souvient de ses quelque cent coupes gagnées en sept ans dans les plus grandes compétitions mondiales, à une époque où le jumping se cherchait encore. Il raconte, pour la première fois, les quatre années pendant lesquelles il entraîna l'équipe de France de saut d'obstacle qui remporta la médaille d'or aux jeux Olympiques de Montréal en 1976. Il analyse l'évolution des compétitions depuis l'époque où elles s'appelaient Concours hippiques jusqu'au saut d'obstacle d'aujourd'hui. Pour la première fois aussi, il dévoile son grand échec, sa défaite dans le domaine équestre, dont il avoue avoir beaucoup souffert... Et sans doute est-ce nous qui en subissons aujourd'hui les conséquences.

  • Jours de conquête

    Sabrine Delaveau

    • Actes sud
    • 6 Mai 2015

    L'équipe de France de saut d'obstacles a décroché deux médailles d'argent lors des derniers Championnats du monde. L'évènement réunissait toute la planète équestre pour la première fois en France, au coeur de la Normandie. Galvanisés par la pression, les cavaliers Patrice Delaveau, Simon Delestre, Pénélope Leprevost et Kevin Staut ont su se faire aimer et porter par un stade vibrant, passionné, exigeant.
    En partageant la vie d'un des acteurs de cette épopée, Sabrine Delaveau a vécu par ricochet toute la violence et l'anxiété, les joies, les déceptions, mais aussi la passion et le poids des sacrifices engendrés par l'exercice délicat du sport de haut niveau. Le carnet de route qu'elle a tenu durant près de deux ans lève le voile sur les coulisses de la préparation et montre comment le chef d'équipe, Philippe Guerdat, a réussit à construire patiemment un groupe déterminé qu'il a mené jusqu'au podium.

empty